L’enseignement fondamental est assuré par des écoles publiques, privées ou internationales.

L’école fondamentale publique accueille les enfants de 3 à 11 ans. Elle comprend neuf années de scolarisation réparties sur quatre cycles d’apprentissage. Tout enfant habitant le Luxembourg âgé de 4 ans révolus avant le 1er septembre doit fréquenter l’école fondamentale. Le cycle 1 comprend une première année facultative : l’éducation précoce (3 à 4 ans) et l’éducation préscolaire (4 à 5 ans). Les cycles 2 à 4 (6 à 11 ans) correspondent à l’enseignement fondamental. (www.men.public.lu; publications ; « Le système éducatif luxembourgeois 2020 »)

Sur le plan curriculaire, l’enseignement fondamental est régi par le plan d’études (PE) arrêté par la loi modifiée du 6 février 2009 portant organisation de l’enseignement fondamental et le règlement grand-ducal du 11 août 2011 fixant le plan d’études pour les quatre cycles de l’enseignement fondamental (www.men.public.lu; publications ; école fondamentale).

Approche

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L'enseignement s’inscrit dans une approche par compétences visant le développement des capacités de l'enfant à mobiliser des savoirs et savoir-faire dans des situations concrètes et nouvelles, à l’école comme dans la vie. Ainsi, l'enseignement met les savoirs en action et l’enfant peut percevoir davantage le sens de ce qu'il apprend.

Domaines de développement et socles de compétences

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La loi modifiée du 06 février 2009 définit un certain nombre de domaines de développement et d'apprentissage. Il s’agit des domaines suivants : 

  1. le langage, l’alphabétisation, les langues allemande, française et luxembourgeoise, l’éveil et l’ouverture aux langues ;
  2. Les mathématiques ;
  3. La découverte du monde, l’éveil aux sciences, les sciences humaines et naturelles ;
  4. L’expression corporelle, la psychomotricité et la perception, les sports et la santé ;
  5. L’éveil à l’esthétique, à la création et aux cultures, les arts et la musique ;
  6. La vie en commun et ses valeurs ;
  7. Le cycle 1 : l’éducation précoce et préscolaire.

Pour chaque domaine, des socles de compétences à atteindre à la fin de chaque cycle sont définis par la loi en question. Les socles regroupent des savoirs, savoir-faire et, en fin de compte, les compétences indispensables pour passer d’un cycle à l’autre.

Plan d’études et bilans

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Les « bilans intermédiaires » et les « bilans de fin de cycle » renseignent sur la progression respectivement le degré d’atteinte des compétences visées pour chaque domaine de développement et d’apprentissage de l’enseignement fondamental. Au cours des cycles de l’enseignement fondamental, les parents participent trimestriellement à des échanges individuels organisés par le titulaire de classe au sujet des progrès accomplis par leur enfant dans les différents domaines de développement et d’apprentissage tel que définis par la loi modifiée du 6 février 2009 (www.men.public.lu; publications, école fondamentale).

Le plan d’études de l’enseignement fondamental détaille pour chacun des domaines de développement et d’apprentissage :

  • les socles de compétences à atteindre par les élèves à la fin de chaque cycle d'apprentissage ;
  • les compétences à développer, des exemples de performance et des recommandations de contenus ;
  • le nombre annuel de leçons à répartir sur l’ensemble des domaines en question.

Commissions nationales

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Par la loi du 13 mars 2018 portant sur le développement curriculaire de l’Éducation nationale, des commissions nationales de l’enseignement fondamental ont été instituées pour les domaines de développement et d’apprentissage suivants :

  1. le langage, l’alphabétisation, les langues allemande, française et luxembourgeoise, l’éveil et l’ouverture aux langues ;
  2. Les mathématiques ;
  3. La découverte du monde, l’éveil aux sciences, les sciences humaines et naturelles ;
  4. L’expression corporelle, la psychomotricité et la perception, les sports et la santé ;
  5. L’éveil à l’esthétique, à la création et aux cultures, les arts et la musique ;
  6. La vie en commun et ses valeurs ;
  7. Le cycle 1 : l’éducation précoce et préscolaire.

Tel que prévu par la loi, les commissions nationales en question se composent d’enseignants et de directeurs de région de l’enseignement fondamental. Elles ont pour mission de conseiller le ministre dans toutes les questions relatives à l’enseignement des domaines cités. Elles peuvent émettre des avis ou faire des propositions, soit de leur propre initiative, soit à la demande du ministre portant sur

  1. Le plan d’études de l’enseignement fondamental ;
  2. Les méthodologies pédagogiques ;
  3. Le matériel didactique ;
  4. Les principes et modalités de l’évaluation ;
  5. Les épreuves communes ;
  6. Les évaluations externes ;
  7. Les besoins en matière de formation continue.

Objectifs

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L’enseignement fondamental et, par conséquent le développement curriculaire qui s’y rapporte sont appelés à relever les défis d’une société en constante mutation : multiplication des savoirs, abondance de l’information, nouvelles technologies, multiculturalisme. Au Grand-Duché, les nombreuses différences linguistiques des résidents, la tradition trilingue s’ajoutent à la diversité des situations familiales et accroissent les attentes vis-à-vis de l’école. (www.men.public.lu; publications, école fondamentale).

L’école fondamentale doit donner à chaque enfant les outils de sa réussite. Pour cela, elle centre les méthodes et les contenus sur les besoins de chaque élève, elle développe une approche concrète des savoirs basée sur les compétences, elle encourage les coopérations entre les différents acteurs et s’appuie sur le professionnalisme des enseignants. (www.men.public.lu; publications, école fondamentale).